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Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

La Guemara


Anatomie d'une page du Talmud de Babylone - traité Rosh haShanah - page 24a ghansel




Rédigée vers la fin du Ve siècle, la Guemara se présente essentiellement comme une rédaction de commentaires et de controverses suscitées par le texte de la Michna. Il s'y ajoute les développements législatifs intervenus postérieurement à la Michna ainsi que de très nombreux textes non juridiques (appelés midrachiques ou aggadiques) où sont exposées sous une forme vivante et imagée les conceptions morales et doctrinales du judaïsme.
L'ensemble Michna+Guemara constitue le Talmud. Peu de manuscrits datant d'avant le XVIe siècle en subsistent, circonstance partiellement due aux nombreux autodafés réalisés par l'Eglise catholique. La première édition complète du Talmud a été imprimée à Venise par un éditeur chrétien, Daniel Bomberg, vers 1520, et depuis cette date, le Talmud a été sans cesse réédité. La version de Vilna parue à la fin du siècle dernier est aujourd'hui universellement utilisée. Actuellement le Rabbin Adin Steinsaltz publie une nouvelle édition du Talmud accompagnée d'un commentaire qui fournit une première approche simplifiée du contenu de l'ouvrage. Quelques volumes en ont déjà été traduits en français.



                               Le fondement de la Loi orale Le talmud

Le talmud qui se compose de la michna et de son commentaire, la guemara est une mise par écrit de la
loi orale, telle qu’elle s’est développée sur une période de neuf siècles.
Ce fait suffit à lui seul à garantir son influence primordiale dans la pratique religieuse juive à travers les âges.


Le sens du mot « talmud »

Le mot « talmud » ; forgé sur la racine « l.m.d » qui signifie « étudier », recouvre différents sens. Il désigne en général le corpus incluant la michna et son commentaire par les sages, la guemara. Ce corpus est la source d’autorité principale halakha (loi) et des traditions juives (minhagim).


                              Michna, guemara 


La michna est :

• la première compilation exhaustive de la loi orale, reflétant environ cinq siècles de tradition halakhique (-300 à 200 l’ère chrétienne),
• constitue le document religieux le plus important après la bible,
• est rédigée vers le 2ème siècle par rabbi Yehouda ha-Nassi.

La période talmudique se divise en deux périodes :

• celle de la michna,
• celle de celle de la guemara.

La raison de cette division n’est pas d’ordre purement littéraire. La loi juive, se fonde sur une hiérarchie chronologique des sources : plus la source est ancienne, plus son autorité est grande. Ainsi la bible a davantage d’autorité sur la michna qui elle-même a plus de poids que la guemara et cette dernière a plus d’autorité que les décisions halakhiques ultérieures.
En conformité avec cette hiérarchie d’autorité, les rabbins des différentes périodes portent des titres différents :
les rabbins de la michna sont appelés « tanaïm », c’est-à-dire, ceux qui enseignent;
• les autorités de la guemara sont appelées amoraïm, ceux qui expliquent.


La méthodologie talmudique


A la différence de la michna, qui ressemble à une anthologie encyclopédique d’opinions juridiques, les textes de la guemara, conservent les démarches des académies. L’aspect le plus typique de la guemara, est la description du va-et-vient des discussions polémiques qui se déroulent autour d’une michna, d’un texte biblique ou d’un aspect de la loi. Les éditeurs développent les discussions en ajoutant des matériaux émanant des différentes académies ou de différentes époques. L’objectif principal de la discussion consiste à élucider le texte de la michna.

Un chapitre type du talmud présente la structure suivante :
• une seule michna qui généralement ne dépasse pas la longueur d’un paragraphe.
• suit le texte de la guemara qui couvre le plus souvent plusieurs pages et ainsi de suite.
Le texte de la guemara se divise en unités dont chacune s’appelle une sougya (un sujet, un thème). La sougya qui suit la michna :
• commence généralement par l’analyse littéraire de cette michna,
• se poursuit par une analyse qui prend la forme de questionsréponses,
• passe ensuite à la recherche du ou des versets bibliques qui sont à la source de la règle en question,
• compare et oppose la michna à des textes similaires provenant d’autres michnayot ou d’une baraïta.

Les discussions de la guemara ne se limite pas au contenu et au style de la michna. Puisque les rabbins employaient une logique d’association en plus d’une logique linéaire, ils étendaient souvent la discussion à d’autres lois, versets ou thèmes qui n’étaient que vaguement liés au sujet de départ.

A la différence de la Michna, la guemara ne se limite pas à des questions législatives. On y trouve entremêlées à des discussions juridiques, de grandes sections du midrach (commentaire littéraire du texte biblique), de la aggada (récits concernant les personnages et les événements de la bible), des histoires au sujet des rabbins, des conseils médicaux, de la science, des débats philosophiques, et de la démonologie.
Au fil des années, le milieu politique social et économique en Israël s’est détérioré plus rapidement qu’en Babylonie. Aussi les rabbins furent-ils obligés, une fois de plus, de consigner la loi orale par écrit. Vers 425 av. l’ère commune, la première édition du talmud se met à circuler.

Talmud de Babylone et Talmud de Jérusalem

Tandis que la Palestine restait le centre spirituel prééminent de la communauté juive du monde, un second centre prenait rapidement de l’importance. Des juifs habitaient en Babylonie depuis l’exil qui suivit la destruction du Premier Temple. Au moment où Rabbi Yehouda ha-Nassi publiait la michna, les académies babyloniennes gagnent rapidement en renommée et en influence. Aussi la guemara se développe séparément dans les deux centres.

En dépit de son nom, le talmud de Jérusalem :

• est édité dans les académies rabbiniques de Césarée, Séphoris et Tibériade,
• ne compte qu’un tiers du nombre de pages du talmud de Babylone,
• ne comporte pas de guemara sur toute la michna (ordres Kodachim et Tehorot) mais
• se compose d’une guemara pour la totalité du premier ordre de la Michna, Zeraïm (les semences), qui traite des lois agricoles.

Les geonim babyloniens ayant déclarés que le talmud de Babylone faisait autorité en matière de loi juive, l’étude du talmud de Jérusalem fut négligée pendant longtemps jusqu’à la période moderne, à partir de laquelle il suscita un regain d’intérêt.

Le talmud babylonien pour sa part :

• se compose à moitié d’hébreu et à moitié d’araméen oriental,
• contient des discussions plus étendues et seul un tiers environ de la guemara concerne la halakha (loi juive) tandis que près des deux tiers consiste en matériaux midrachiques et aggadiques.
• compte environ deux millions et demi de mots, cinq mille neuf cent folios (imprimés rectoverso) et trente-six traités séparés. Le texte de la michna qui figure dans le talmud babylonien contient des variantes par rapport à celui du talmud de Jérusalem. La tradition affirme que le talmud babylonien fut édité par Rav Achi et Ravina. Cette opinion a été remise en question et l’on considère que le processus d’édition et d’organisation du
matériau eut lieu en plusieurs étapes sur une période couvrant plusieurs générations.

Dictionnaire Encyclopédique du Judaïsme, Cerf / Robert Laffont, Paris, 1996.


Cours de guemara par rav  Gad Elmaleh youtube !



                         Voici un exemple : Guémara Baba Métsia


Trouvaille et acquisition


La guémara analyse dans les moindres détails la formulation de la mishna.
Dans notre cas, cette analyse va conduire à la conclusion que la mishna traite de deux cas distincts:
la trouvaille d'un objet et l'acquisition d'un objet.


Talmud de Babylone traité Baba Métsia page 2 a et b
Pourquoi enseigner "celui-ci dit j'ai trouvé et celui dit j'ai trouvé ; celui-ci dit tout est à moi et celui-ci dit tout est à moi. Il suffisait d'une seule formule : " celui dit j'ai trouvé et tout est à moi; et celui-ci dit j'ai trouvé et tout est à moi" ? Ou bien qu'on enseigne "je l'ai trouvé" et j'en déduirai "tout est à moi". En fait si on avait enseigné uniquement "j'ai trouvé" j'aurai pensé "je l'ai trouvé" cela veut dire "je l'ai vu", bien que je n'ai pas saisi l'objet, et donc par la vue on peut acquérir. Vient la seconde formule "tout est à moi" pour souligner que la vue ne fait pas acquisition. Et qu'est-ce qui te fait supposer que "j'ai trouvé" cela signifie "j'ai vu" ? Or Ravanaï a enseigné à propos du mot "il a trouvé" (Dt 22) que cela signifie "il a saisi". Donc la trouvaille dont parle le verset est toujours une acquisition [donc la supposition que trouver veut dire saisir n'aurait pu être faite] ? Ici la mishna utilise le langage commun [et non le langage toraïque], car quand quelqu'un voit, il dit "j'ai trouvé" bien qu'il n'ait pas saisi. La mishna parle donc d'une vision générale, d'où la nécessité de la formule "tout est à moi" pour enseigner que la vision ne fait pas acquisition. Dans ce cas pourquoi ne pas enseigner [la dernière formule] "tout est à moi" et nous n'aurions pas eu besoin de "j'ai trouvé" ? En fait si j'avais enseigné "tout est à moi", j'aurai pensé quand les gens disent "j'ai trouvé", que le regard fait acquisition. C'est pourquoi la mishna enseigne "j'ai trouvé" puis "tout est à moi" car par ce double enseignement on apprend que la vue ne fait pas acquisition. Et qui t'oblige à demander une seule formulation ? Voici on a enseigner deux cas : "celui dit j'ai trouvé et celui-ci dit j'ai trouvé ; celui-ci tout est à moi et celui-ci dit tout est à moi" ? Rav Papa, d'autres disent Rav Shimi fils d'Achi, a enseigné : le début traite d'une trouvaille et la fin d'une transaction. Et ces deux cas étaient nécessaires à enseigner. Car si on avait enseigné que le cas de la trouvaille, j'aurai pensé c'est seulement dans ce cas que les rabbins ont exigé le serment pour faire peur à celui qui voudrait dire "mon ami ne perd pas d'argent et moi aussi je vais saisir l'objet et on va partager". Mais dans le cas d'une transaction,
l'argument ne tient pas, et j'aurai pensé que les rabbins n'auraient pas exigé le serment ; d'où la nécessité d'enseigner aussi le cas de transaction. Et si on avait enseigné que le cas de la transaction pour laquelle les rabbins ont exigé le serment pour faire peur [au tricheur] qui peut dire : "mon ami a donné de l'argent et moi aussi j'ai donné de l'argent. J'ai fait ici acquisition et que mon ami aille faire acquisition ailleurs", mais dans le cas d'une trouvaille le tricheur ne peut pas dire qu'il aille trouver l'objet ailleurs, je dirai on ne peut exiger le  serment. C'est pourquoi il était nécessaire d'enseigner les deux cas. Mais dans le cas de la transaction, il suffit de demander [au commerçant] de qui il a pris l'argent ? Et donc ce n'était pas nécessaire [d'enseigner le cas la transaction] ? En fait il s'agit du cas où il a reçu de l'un volontairement et de l'autre contraint, mais il ne se rappelle plus qui a fait quoi.
akadem

3 commentaires:

Max Memmi a dit…

SVP comment s'appelle en hébreux la corne de bélier par laquelle on sonnait la fin du jeun du grand pardon? Le Juble? Le Sophar?
max-memmi@wanadoo.fr

Anonyme a dit…

shofar

Unknown a dit…

merci beaucoup pour se site parfait j'avait une recherche a fair sur la geumara et j'ai trouver merci !!!!!

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